Meubles peints et compagnie

25 septembre 2016

un (nouveau) chat pour Brigitte

sacchat3Je vous parlais de mon voyage en Pologne dans mon dernier message, et de ma cousine Brigitte. Il se trouve que nous nous sommes vues ce dimanche à Beaumesnil (ah ce château normand, que j'aime tant... allez le voir en images, et mieux, en vrai...) lors d'une animation du potager du château, les 1001 légumes. Que du bon, du vrai, qui a du goût, du biscornu, loin des légumes formatés et industriels... Revenons à Brigitte : outre qu'elle aime voyager en Pologne, c'est une vraie amie des chats. Avec d'autres bénévoles, elle s'occupe des délaissés, qui sont soignés, stérilisés... J'ai un peu de retard à l'allumage concernant son anniversaire, alors je me suis rattrapée avec ce sac.

sacchat2J'ai craqué pour ce morceau de tapisserie, et la bouille de ce minou des rues, sans prétention, et au regard si vivant. Je trouve souvent ces tissus un peu kitch mais celui-ci est si bien réalisé que je me suis précipitée.

sacchat1J'en ai fait un sac cabas sans prétention, très simple et léger, idéal pour des emplettes ou une visite chez le véto. Le fond est rigide mais amovible, pour permettre un passage en machine. De ce fait il est pliable et ne prend pas de place.


(Presque) rien à rajouter : le motif occupe toute la place à lui tout seul. Je me suis contentée de faire l'arrière mais aussi la doublure intérieure en suédine bordeau très foncée. Les anses sont faites maison, à partir de simili cuir chocolat.

sacchat4Un petit détail amusant : l'une des anses est occupée par les oreilles du matou, sur l'autre j'ai placé une petite breloque couleur bronze, avec un bouton coordonné à la couleur du pelage du chat. On est raccord ou on ne l'est pas...

sacchat6Et puisqu'on parle d'être raccord, le porte-clef chat n'attendait que cette occasion pour sortir des tiroirs...

 

sacchat7Pour finir le tout, en emballage en papier craft, du raphia et quelques décorations de saison... voilà le cadeau joliment emballé.

bilan de la journée : un beau dimanche en plein air, un bon repas, de la convivialité... et un chat définitivement adopté. Je lui fais confiance : il ne risque pas de sortir les griffes ou se montrer intéressé par l'assiette de sa maîtresse. Ce beau minou-là saura l'accompagner partout et se montrer parfaitement sociable.

Bonne fin de dimanche.
Senami

 

 

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17 septembre 2016

Deux frères

varsovie2Dans mon précédent post, je vous présentais une photo prise sur le net : un cliché d'une place de Varsovie. J'ai l'honneur de vous présenter... la mienne. En dépit d'un long silence inhabituel, je suis bien revenue de la Pologne. Un événement triste, indépendant de ce voyage, a nécessité un repli temporaire que vous voudrez bien pardonner. 

Je vous avais promis une belle histoire. La voici.

Il était une fois une fratrie, parmi laquelle deux frères semblaient particulièrement liés : Jean et François. C'était il y a bien longtemps, un temps où l'Europe n'avait pas le visage d'aujourd'hui, secouée qu'elle était par l'Histoire, faisant de ses populations des victimes expiatoires.

Jean et François vivaient en Pologne. Ils y sont nés, à un moment où l'histoire de la Pologne est encore floue, chahutée par les sursauts politiques et les caprices du destin. François est jeune, et mû tout par l'envie de vivre décemment, il se rend dans un bureau de recrutement d'une entreprise allemande installée près de chez lui, et part en Allemagne. Il part de son village, Wodzislaw.P1180537

A la même époque, une jeune fille sans doute issue d'une famille pauvre, Catherine, fait le même choix de l'exil. Elle a grandi dans une ferme où elle a été placée à l'âge de sept ans. Un jour au marché, elle reconnaît un homme : son père. Lui ne lui accorde pas un regard, il ne la reconnaît pas... Elle a grandi. Catherine est née dans le village voisin de François , Mszana, on dit qu'ils se sont rencontrés au marché.

C'est en Allemagne qu'ils se marieront, qu'ils auront des enfants, avant de tenter de revenir en Pologne, et finalement de décider de venir en France, au milieu des années 1920. "une guerre se prépare et je ne donnerai pas mes fils à l'Allemagne (nazie)" disait François à ses enfants, dont ma grand-mère Françoise.

Je suis l'arrière-petite-fille de François et en cet été 2016, je pars à la rencontre des arrière-petite-filles de Jean, qui a fait le choix de rester en Pologne. Nous avons été reçues magnifiquement par une belle famille, ce fut un moment incroyable et inoubliable.

famille(je suis sur la photo... mais qui suis-je ?)

Il y a quatre ans, après beaucoup de recherches et de tentatives desespérées, j'ai rencontré une cousine de mon père. Nous avons une dizaine d'années d'écart, et instantanément, nous avons accordé nos musiques respectives. Cela reste un mystère pour moi... mais comme je m'en réjouis ! Brigitte, tu es l'une des rencontres qui ont marqué ces dernières années, et je te dois l'organisation de ce voyage incroyable, chargé d'émotion, le voyage dont je rêvais adolescente... J'étais très attachée à mes grand-parents, et marcher sur leurs traces n'a pas de prix pour moi. Et puis... partir à deux pour un voyage d'une douzaine de jours, ça peut sembler très long si on ne s'entend pas. Alors Brigitte, je salue au passage ta bonne humeur, ton enthousiasme, ton énergie incroyable qui ont fait de ce périple une épopée magnifique.

Varsovie :

Varsovie1Varsovie, ville martyre, meurtrie par la guerre autant que par les bombardements alliés... Elle est reconstruite bien entendu. J'ai été frappée par sa propreté : pas de papiers gras, pas de crottes de chiens (au demeurant fort peu nombreux), pas de détritus ni d'odeurs d'urine... vous voyez de quoi je veux parler ? Cependant, je dois préciser que même si nous sommes sorties des sentiers battus, cette impression est valable pour toutes les villes que j'ai traversées. En y regardant d'un peu plus près, nous avons constaté que les employés sont nombreux, dans les rues, les musées, les gares... Peut être le souvenir du plein emploi de l'ère soviétique ? Mais ne nous y trompons pas : ces emplois sont peu payés.

La population est jeune, tout au moins dans Varsovie, et homogène. Ah ça... je pense que j'ai dû croiser cinq personnes originaires d'Afrique Noire, et encore, il s'agissait de touristes.

Nous sommes sorties des sentiers touristiques pour aller dans la vraie vie, en particulier en cherchant des traces historiques. Etant donné la destruction de Varsovie, il faut beaucoup chercher. Il nous a semblé flagrant que les traces que nous cherchions, à savoir les restes du ghetto de Varsovie, ne sont pas à l'honneur dans la Pologne actuelle. Nous avons quand même retrouvé l'emplacement du mur.

varsovie4Il nous a fallu crapahuter des kilomètres pour trouver des restes des murs du ghetto.J'entends par là des constructions de l'époque. Nous pensons que nous les avons trouvéesmais sans certitude autre que les indications dans nos guides français. Il semble que le sujet de la mémoire et en particulier celle du sort des juifs de Pologne soit un sujet sensible.

P1180399N'oublions pas que des pogroms ont eu lieu après la seconde guerre mondiale, sans aucune "justification" nazie. Nous avons visité le musée juif de Varsovie, construit en 2013, et en sommes ressorties avec un sentiment diffus de malaise. Le musée est très beau, instructif, mais... froid. Tout y est trop neuf, tout y est en fac similé, et nous avons eu le sentiment de regarder les traces humaines d'une espère disparue depuis des milliers d'années. A ce titre, le musée juif de Cracovie vaut vraiment le déplacement : très bien fait, il donne à voir des photos en noir et blanc, avec des commentaires intéressants et des questions aussi pertinentes que dérangeantes.
Nous avons également tenu à nous rendre au cimetière juif de Varsovie (oui, je sais, ça fait voyage à thème mais que voulez vous, nous aimons toutes les deux l'Histoire, et celle de la Seconde Guerre Mondiale fait partie de notre mémoire).

varsovie7Qu'il est émouvant ce cimetière... Rendu à la Nature faute de vivants pour entrenir les tombes, les arbres ont poussé à leur guise. Une forêt âgée de 50 ans a pris possession des lieux, conférant à l'endroit une atmosphère de forêt enchantée. Ce cimetière est immense, ceint d'un mur très haut... et gardé par un dragon.

Si, je l'ai rencontrée. Sans doute échappée de l'ère glacière, la gardienne du cimetière a l'amabilité d'un poutine femelle. Nous étions les deux seules touristes, en dehors de deux couples qui recherchaient les tombes des leurs. La gardienne a empoché l'argent de l'entrée, a claqué prestement le volet de son guichet, de peur sans doute d'attraper un sourire à notre contact. Nous voilà parties à l'aventure, envoûtées par le charme des lieux.

Nous nous sommes arrêtées, émues par la tombe de Blima Joselzon : cette femme a tenté de survivre à la Guerre en prenant une identité de chrétienne, Stéfania. Elle ne parvient pas à sauver tous ses enfants, mais un au moins trouve refuge au Canada. Car Blima-Stéfania meurt sous son identité de chrétienne. Son fils se battra toute sa vie (contre l'administration polonaise en pleine guerre froide. Bon courage) pour faire enterrer les restes de sa mère dans le cimetière juif. Malade, il passe le flambeau à sa fille, qui parviendra finalement à ses fins. Nous avons laissé un caillou et un bouquet de fleurs sur la tombe de Blima.


Mais prises par l'histoire, nous avons eu la bonne idée de nous diriger vers la sortie après... 17 h00 (ah oui vaut mieux être prévenus, les magasins qui ferment aussi à 17h00, ça surprend). Nous voilà donc enfermées dans le cimetière. Je me bidonnais (pendant que Brigitte envisageait de faire le mur) en imaginant devoir appeler la maréchaussée au secours de deux touristes françaises dans le cimetière... Le dragon femelle a eu l'obligeance de revenir vers nous, mais nous l'avons gardée à bonne distance de peur de nous faire mordre.

Et là je me dois d'ajouter un chapitre qui s'intitulerait : de l'amabilité de la ménagère polonaise de plus de cinquante ans. Parce qu'il faut quand même dire que les jeunes sont un peu plus ouverts dans leur ensemble, mais les dames et en particulier dans les administrations, attention, glaciation en vue. Je vous le dis, nous avons trouvé la solution au réchauffement climatique. Ces dames rescapée de l'ère soviétique n'ont pas besoin de muscles pour vous faire filer doux : un regard dans un visage figé et le tour est joué !

Cracovie1Cracovie

Ancienne capitale de la Pologne, c'est une ville ravissante. Nous avons aimé nous y perdre. Comme dans Varsovie, il y a beaucoup de travaux de voierie, les trottoirs sont éventrés et les grues actives.
Je vous ai parlé du musée juif de Cracovie : nous avons beaucoup aimé. A condition de lire le polonais ou l'anglais parce qu'en dehors de ces deux langues point de salut.
Nous voulions visiter également l'usine d'Oskar Schindler. Je ne vous ferai pas l'insulte de vous raconter l'histoire. L'usine elle est authentiquement située en pleine zone industrielle. C'est très surprenant mais en même temps, ça fait du lieu un endroit encore vivant, et pas aseptisé. Le travail réalisé sur l'ambiance sonore et l'atmosphère du lieu est saisissant. Allez voir les photos sur internet, elles seront meilleures que les miennes...

Après Cracovie, direction le sud de la Pologne, vers Wodzislaw, la ville de mon arrière-grand-père. Il s'agit d'une grosse bourgade, marquée dans son architecture par l'influence allemande. Les grosses maisons solides me donnent l'impression de grosses poules protectrices, au plumage ébourriffé quand elles couvent...

wodzislaw2Aller de Cracovie à Wozislaw en autocar nous a permis d'admirer le paysage, très vert en cette saison. L'alternance de bouleaux et de résineux, qui vient ponctuer les plaines interminables de champs de pommes de terre et de choux, donne cette impression de fraîcheur et de verdure.

La bourgade est paisible, et j'ai beaucoup aimé me laisser guider par le hasard dans ses rues. Nous avons dû alimenter les conversations au marché, les touristes sont rares ici. Si vous regardez bien ce cliché, vous verrez des enseignes que nous connaissons ici, la mondialisation est en marche ici aussi. Les fast foods pourtant et heureusement sont encore peu nombreux. D'ailleurs la sveltesse des silhouettes dit assez que les assiettes restent équilibrées.

Un petit mot de la gastronomie : très petit le mot car lire une carte en polonais relève pour moi de l'impossible mais comme j'ai bien mangé ! Les desserts ne sont pas ce que nous avons l'habitude de manger, et ne nous ont pas attirées. Pour le reste, des plats complets et équilibrés, loin des clichés de cuisine roborative que nous pouvons avoir. Le change entre l'euro et le zloty est à notre très grand avantage, et on peut largement très bien manger pour 8à 10 euros, bière comprise !

Et je pourrai vous parler aussi de Wisla, jolie petite station de montagne, ou Pszczyna (essayez de prononcer !), la perle de la Silésie... mais je ne résiste pas au plaisir de vous proposer deux pancartes, qui veulent dire respectivement "pousser" et "tirer", à l'entrée d'une boutique. Une idée pour les portes de vos petits coins ?

poussezJe pense que ça devrait amuser vos enfants ou vos invités... A vous d'organiser un jeu de prononciation...

tirezVous l'aurez compris, j'ai plus qu'aimé ce voyage, moi qui suis si casanière. Y aller avec Brigitte qui connaît le pays et un peu la langue a bien entendu eu son importance. Mais j'ai surtout aimé découvrir un pays encore intact ou presque, peu défiguré par le modernisme à outrance, et par les touristes... dont je fais partie. Le rythme de vie y est encore humain, loin de la frénésie. J'ai tant aimé ces jeunes filles le dimanche, en robe cintrée-années-50, portant des collants même quand il fait 40° dehors. J'ai été si touchée par les chants de la messe, que j'ai écoutée assise sur un banc, discrètement, la tête levée vers les vantaux ouverts pour faire entrer un peu d'air. J'ai aimé les cimetières aux tombes astiquées et plus brillantes que les meubles de mon salon, et qui en disent long sur les rapports entre les vivants et les morts...

famille2Ma gratitude va à Agnieszka et Karolina, les deux arrière-petite-filles de Jean, mes lointaines cousines donc. Elles ont traduit la conversation familiale du polonais vers l'anglais, et ce ne fut pas toujours facile. Elles ont été vraiment adorables, nous avons de leurs nouvelles et comptons fermement les recevoir un jour ici, avec autant de chaleur qu'elles nous en ont manifesté.

Le quotidien a repris, la prochaine fois je vous montrerai ce que je bricole.

Quelques nouvelles : mon Grand Petit, pâtissier depuis juin, est cette fois apprenti boulanger. Il voudrait ensuite compléter avec le CAP de chocolatier. Je vous raconterai dans un prochain post comment nous avons passé l'été à courir après un patron. Ma Grenouille est acceptée à la Sorbonne, elle devient parisienne à partir de ce dimanche.
Mon Grand Grand vit toujours en Grande-Bretagne, il revient d'un périple en solo à Naples. Je vous l'annonce : il est tombé amoureux de l'Italie...

... et moi je vous embrasse !

Senami

 

 

 

 

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11 juillet 2016

Racines

varsoviePendant que vous lirez ces lignes, je serai là : Varsovie, puis Cracovie et Wodzislaw. La photo que vous voyez n'est donc pas de moi, mais prise sur le Net. 

Voyage particulier : mes grands parents sont polonais (elle) et ukrainien (lui). Cahotés par les aléas des guerres, des crises économiques, trimballés dans des wagons à bestiaux et échoués là où on avait besoin de bras, ils se sont implantés ici. Beaucoup de non dits, de secrets que la petite fille que j'étais avaient envie de connaître, de questions jamais posées et de réponses perdues : mes grands parents m'étaient très chers, et, fascinée par leur histoire, je les ai écoutés pendant des heures. Mon premier arbre généalogique, je l'ai fait quand j'avais douze ans.

Il y a trois ans, au terme de recherches souvent vaines, j'ai noué le contact avec une cousine de la génération de mon père. Mais par le jeu des années de naissance, nous n'avons que dix ans d'écart. Nous nous sommes rencontrées et... le soir même, mon Grand Petit me demandait naïvement : "vous les passiez où vos vacances quand vous étiez petites ?". Désolée, on se voyait pour la première fois. Et puis Brigitte m'a proposé un jour un voyage "là bas".

Vous aurez peut être du mal à me croire, mais les vacances hors de chez moi, très peu pour moi. Ben si, c'est comme ça. C'est vous dire combien il faut que je sois motivée pour partir en laissant derrière moi ceux à qui je tiens.

Nous aurons la joie d'être accueillies chez des membres (lointains) de notre famille. Je vous laisse juger : nous irons chez une descendante du frère de mon arrière grand père. (vous avez le droit de lire la phrase plusieurs fois).

Beaucoup d'émotions en perspective, je crois. Nous partons en train tout à l'heure. Puis train couchette à partir de l'Allemagne. Bon, ça me donnera le temps d'apprendre les bases de survie dans un pays étranger...

Je vous raconterai tout ça à mon retour...

En attendant, prenez soin de vous...

Senami

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09 juillet 2016

Datura... encore

juil4énième Datura (Deer and Doe) me direz-vous. C'est vrai. Je ne les compte plus mais que voulez-vous, je suis faible... Celle-ci est un peu particulière cependant.

juil6Ma cousine Brigitte avait récupéré un chemin de table en toile de Jouy, qu'elle m'avait donné pour découper le tissu. Un chemin de table, ce n'est pas très large, mais comme il me plaisait énormément, j'ai décidé de m'en servir pour me faire un vêtement. La Datura s'y prête à merveille, en triturant un peu le modèle et en l'adaptant.

juil5Ne pouvant faire une largeur complète, j'ai fait le dos comme préconisé sur le modèle de base, et j'ai fait le devant comme le dos c'est à dire en deux parties.

Pour la partie supérieure j'ai récupéré un morceau de lin avec la même teinte de base. J'ai également ajouté des manches 3/4. Pour cela j'ai pris les manches de la chemise Bruyere et les ai adaptées sur la Datura.

juil7

Le dos de la tunique est légèrement plus long que le devant. Une différence de coupe au départ, que j'ai réadaptée et j'en suis satisfaite.

Je me suis beaucoup amusée avec les chutes de tissu : en utilisant les bords du chemin de table qui me restaient, j'ai réalisé un petit col, en calculant bien pour que l'ourlet d'origine me serve sans y retoucher. Idem pour les poignets de manches.

De jolis boutons chinés sont venus compléter l'ensemble. Pour la porter j'ai taillé un pantalon court en suivant le modèle Phoebe (Citronille), déjà plusieurs fois utilisé.

Pour conclure, je suis ravie de ma réalisation, d'avoir joué à résoudre les problèmes techniques posés par le peu de tissu à ma disposition.

juil2Je partage un autre gâteau de mon fiston, fier comme Artaban d'avoir vu ses réalisations en vitrine de la boutique.
Ce gâteau tombe à pic car nous avons beaucoup de choses à fêter : le CAP de pâtissier de mon Grand Petit (à la recherche d'un apprentissage en boulangerie sur Rouen... si vous avez une piste...), le CAPES d'anglais de ma Grenouille... (que je suis fière de vous mes enfants, de votre opiniâtreté en dépit des difficultés, de votre volonté et de votre sérieux !), mais aussi le BAC de ma nièce Célia (Bravo !) et le DNB de mon neveu Baptiste (terminé le collège... tu vois ce que je veux dire ?). Ayant reçu la nouvelle de mon fils et de ma fille à deux heures d'écart, je ne vous raconte pas l'ascenseur émotionnel...

juil10Enfin, je ne peux terminer cet article sans vous remercier, les filles, de m'avoir envoyé vos jolies cartes postales qui ont rejoint mon pêle-mêle dans mon atelier : Nathalie, Teï, Sylvie, Ghislaine...

juil11Ghislaine : merci du fond du coeur pour cette tasse magnifique que tu m'as envoyée... je sautais comme une sauterelle dans le salon le paquet -précautionneusement- enfermé dans mes bras. Une gamine... Cette tasse est magnifique, et qu'elle vienne de ta collection personnelle me la rend encore plus précieuse...

Le prochain article qui sera publié le sera en mon absence car je pars... je ne vous dis pas où, ni pourquoi. Si vous aimez les belles histoires, vous le saurez dans le prochain épisode, sinon, il faudra patienter jusque mon retour pour une autre couserie.
Bonne fin de semaine...

Senami

 

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18 juin 2016

tuto : utiliser des chutes de papier peint...

anniv8Si vous avez suivi les épisodes précédents, vous savez que j'ai inauguré mon atelier dimanche dernier... J'y ai donc réalisé ma première bricole, en utlisant des chutes de papier peint.

anniv9Entre les échantillons, et les restes de mon mur, j'avais quelques morceaux de papier que j'étais désolée de voir inutilisés. Les jeter ? Impensable. Mais alors quoi ? Les garder ? Oui, sans doute, mais au risque de les voir rester dans un coin pendant un moment, au risque des les abîmer. 
J'avais quelques carnets de côté, une boîte à chapeau rouge vif à pois blancs, et puis une collection de trieurs en bois blanc, pour y ranger mes revues.

anniv19La colle à papier peint est impérative, car le papier peint est particulier, et boit beaucoup. N'achetez pas de colle !!! Vous avez sûrement dans votre entourage quelqu'un qui a un fond de boîte de colle en poudre. Il ne vous en faudra que quelques grammes : ici j'ai utilisé 60 grammes de colle pour 1 litre d'eau. Et c'est beaucoup trop, j'ai de quoi bricoler pendant encore un siècle. Je pense que 30 grammes dans un 50 cl d'eau sont amplement suffisants. Vous diluez soigneusement en évitant les grumeaux, vous allez boire un thé et vous prenez votre temps. Au bout d'une demie heure, vous pouvez revenir travailler.

anniv18Vous n'aurez besoin que de peu d'outillage : un cutter (lame neuve), une règle, un crayon et mon outil magique : la raclette. Je l'utilise d'ailleurs quand je pose mon papier peint, pour maroufler. Je trouve cette solution parfaite : la raclette permet de chasser les bulles d'air mais aussi les surplus de colle et, cerise sur le gâteau, marque les plis dans les angles du plafond ou d'un mur.

Mes petits carnets présentaient une couverture très brillante et lisse. Dans ce cas il ne faut pas oublier de passer le papier de verre pour que la colle accroche et que le papier tienne au long terme.

anniv17Enduisez votre support généreusement, certes, mais comme il s'agit de carton, il faut éviter de trop en mettre, sinon le tout va se mettre à gondoler... et vous à râler. Enduisez également votre papier peint, exactement comme vous le feriez pour un mur. Posez soigneusement et chassez les bulles d'air.

Vous pouvez attendre un peu pour les finitions, mais j'ai préféré tout faire d'un coup : c'est pour cette raison que le cutter doit avoir une lame très affûtée, sinon ça va déchirer le papier imbibé de colle.

anniv7J'ai opté pour la peinture pour peindre le tour du couvercle de la boîte à chapeaux. Cela évite le chevauchement des bords du papier. Vous noterez au passage la jolie couleur initiale : le rouge pompier et les pois blancs... brrr.... payée trois francs six sous, elle va être métamorphosée...

anniv13Pour les carnets, afin de finir avec soin l'intérieur, j'ai collé (toujours en suivant le même principe et la même colle) du papier fantaisie. Attention : la colle gondole le papier très rapidement, il faut en mettre peu. Je prends mon pinceau qui a déjà servi et je n'en rajoute pas. De toutes les façons, les papiers utilisés vont gondoler, ainsi que le carnet qui va souffrir un peu de l'humidité (bon, là, j'aborde un chapitre douloureux : l'humidité de l'air est telle en cet été radieux que je ne sais pas ce qui fait gondoler le plus...). Pas d'inquiétude : il suffit de laisser sécher doucement, au bout de quelques jours, vous verrez que le problème se résorbera tout seul.

anniv12Au bout du compte, on obtient un résultat tout à fait satisfaisant : les carnets sont ravissants, élégants et bien finis, il suffira d'y ajouter un joli marque page...

anniv14Sur la couverture du grand cahier en papier craft, un ruban collé au pistolet à colle, et l'ajoute d'un petit noeud finissent le cahier. Le cartouche ovale attend l'inscription de son/sa futur(e) propriétaire. (l'effet trompe-l'oeil est celui du papier-peint).

anniv5La boîte à revues ira rejoindre ses petites soeurs sur l'étagère de mon atelier, en alternance avec d'autres, peintes dans différentes nuances de rose. Le résultat est à la hauteur des mes espérances. Mes patrons de couture seront bien rangés.

Et puis... pour être du recyclage... c'en est !

Enfin, une petite parenthèse pour vous faire partager un très très beau moment : dimanche dernier nous fêtions mon anniversaire. Rien d'extraordinaire me direz-vous, c'est vrai qu'il revient tous les ans à la même date. J'ai été outrageusement gâtée par mes proches, j'avais mes enfants autour de moi... je veux surtout remercier les copinautes qui m'ont envoyé des cartes et même plus (mais je ferai un article entier pour vous remercier).
... et m'attirer vos foudre en partageant en images le gâteau que mon fiston a composé pour nous pendant de longues heures dans la cuisine et en dépit de la fatigue. Merci à toi mon fils dont je suis si fière...

anniv2Mon Grand Grand est revenu du pays des Grands Bretons pour participer à la fête, ma fille de Lille... quelle joie...

anniv1Quant à ces fleurs sublimes, elles sont toujours devant mes yeux. Merci ma soeur...

Dernière précision : le gâteau était... délicieux. Et énorme : nous avons mangé à dix sur une moitié. Inutile de vous préciser qu'il n'en reste... rien.

Bonne fin de semaine à tous et à toutes. Senami

 

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04 juin 2016

L'Atelier J-7

atelier22L'Atelier s'installe doucement... L'endroit pour prendre le thé a été mis en place, il fallait aussi mettre en scène les tasses. un buffet Saint Hubert, chiné il y a quelques mois, a trouvé sa place. Peut être provisoire, car au fil des saisons et surtout à l'usage, les éléments seront amenés à migrer. Ce buffet est très ancien et très abîmé. Dans son jus. Il tombera sans doute un jour sous mes pinceaux.

atelier24Les tasses offertes par les miens (au centre la dernière, offerte par ma maman, à droite offerte par ma fille, à gauche par Monsieur), la bouilloire électrique, les plateaux... Un peu en vrac tout ça, cela mérite réflexion.

atelier20Le chiffonnier acheté il y a plus de deux décennies nous a suivis vaillamment dans toutes les migrations. Pratique et robuste, mais un peu daté avec sa teinte orangée. Pas grave : un ponçage, une sous couche et de la peinture vont faire oublier tout ça.

Il sera dévolu aux outils de bricolage, mais en attendant les tiroirs sont pleins, il va falloir faire du rangement et du tri. Les temps de séchage en cette période de triste météo sont longs, très longs voire impossibles. J'ai été contrainte d'installer un chauffage pour permettre à la peinture de sécher pour pouvoir continuer à travailler. L'humidité est telle qu'elle laisse planer dans l'air un voile diaphane et blanc qui estompe les contours...

atelier21Voilà qui est nettement mieux : le corps est peint dans une teinte indéfinie (encore mes fonds de pots), les tiroirs sont d'un vert sauge très tendre. Les boutons ont été chipés sur les meubles de la cuisine qui attendent leur réfection...

atelier27Une armoire qui a passé sa prime jeunesse dans un établissement scolaire pendant cinquante ans a retrouvé une seconde vie ici. Il y a encore le nom du menuisier qui l'a conçue. En 1950, on commandait les meubles scolaires dans la région proche et on faisait travailler les artisans locaux... Peinte en "soie grège" de chez Libéron, elle n'a pas encore reçu de patine. J'attends un peu avant de me décider. J'ai juste ajouté un petit fronton de bronze doré pour l'habiller un peu.
Dans cette armoire iront tous mes outils nécessaires à mes peintures. Le plus dur ne fut pas de peindre ou de déplacer cette armoire mais de la vider, et de faire le tri... Finalement tout est bien rangé et il me reste de la place !

atelier25Je ne suis pas une adepte du Grand Suédois en ce qui concerne ses meubles, mais je savais que j'y trouverais des rangements astucieux et ergonomiques. Ici, deux caissons (prévus initialement pour ranger les jouets dans les chambres d'enfants) sont alignés. Les bacs me permettent de ranger de façon astucieuse les rubans et autres colifichets par couleurs. Bien utile au moment de coudre : il suffit de prendre un bac, de le poser sur la table au moment de la couture pour le remettre en place ensuite. Même idée de détournement en ce qui concerne les tringles à crochets posées juste dessous : initialement prévues pour les cuisines, elles me seront utiles. Les ciseaux ont trouvé leur place et le reste suivra.

atelier26Un rideau provisoire voile la fenêtre. Je verrai ensuite ce que je fais. J'attends la période des soldes pour me poser la question des double-rideaux mais en attendant, je suis à l'abri des regards indiscrets.

atelier29Dans un message plus ancien je vous avais promis mon buffet de salle entièrement électrifié et illuminé : c'est chose faite.

De jour, il dispense une très jolie lumière dorée, et attire immanquablement le regard. La vaisselle est mise en valeur et le tout attire des "oh!!!" surpris.
Pour celles qui m'ont posé la question, j'ai tout simplement acheté des systèmes de lampes à led (pour une consommation très réduite et sans dégagement de chaleur) que j'ai fixés dans l'armoire. Il faut pour cela prévoir une ouverture dans le fond de l'armoire pour dissimuler les branchements électriques.

atelier291C'est la nuit que l'effet est remarquable : lorsque j'ai des invités, je laisse l'armoire illuminée la nuit pour servir de veilleuse et leur permettre de retrouver leur chemin. Moi je ne me lasse pas du spectacle...

atelier28Je vous offre virtuellement un morceau de cette si jolie tarte, lychees et framboises, fraises et chocolat...

Je la dédie particulièrement à Teï dont j'ai reçu une jolie carte dont je vous ferai le détail dans un prochain billet. Merci ma Belle ! Ta jolie carte est déjà en place sur mon pêle-mêle...

Je vous souhaite un week end le moins pluvieux possible, avec une pensée particulière pour ceux qui ont tant souffert de la pluie ces derniers jours...

Senami

 

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22 mai 2016

L'atelier... suite

atelier11Profiter d'un rayon de soleil. Ils ne devraient pas être très nombreux en cette fin de semaine, ils l'ont dit dans la boîte à images. Un bol de thé à la main je vais profiter quelques instants de la mise en scène d'une partie de l'atelier et non la moindre, puisqu'elle sera dévolue... au thé, aux rêveries, aux causeries entre amies, aux pensées vagabondes...

atelier12Une oursonne, échappée des cartons qui encombrent la maison, a jeté son dévolu sur un fauteuil, le dos bien maintenu par un coussin aux couleurs du moment.

atelier13Elle a invité sa meilleure amie pour un moment de discussion. Chacune a choisi bien entendu un coussin en harmonie avec sa tenue.

Elles sont intenables, je vous le dis, ces bestioles. Peut être parce qu'elles sont restées un trop long moment enfermées, en attendant d'être relâchées en semi-liberté. Toujours est-il que ça râlait dans le carton. J'ai reçu un nombre de plaintes record concernant leur promiscuité et le négligé de leurs tenues forcément froissées. Pour le coup elles ont investi les lieux en conquérantes, inspectant les recoins en m'abreuvant de leurs commentaires sarcastiques sur l'agencement des lieux... agencement qu'elles ont commencé à revoir.

atelier20Du coup j'ai été contrainte d'enfermer tout ce petit monde dans l'armoire aux tissus. Les oursons peuvent me contempler à travers les vitres mais j'entends moins leurs grognements.

atelier17Elle se remplit dangereusement vite, l'armoire aux tissus. Un vrai plaisir que les manipuler, les redécouvrir, imaginer des associations... Cela m'oblige aussi à faire le tri et c'est une bonne chose...

atelier16J'essaie de les ordonnancer en fonctions des couleurs et surtout des matières... Les toiles de Jouy, les lins, les cotonnades fraîches et fleuries. Organiser les tissus est cependant une joyeuse balade en comparaison des boutons à trier, les fils à ranger, les morceaux de dentelle à classer et j'en passe. C'est cependant un exercice dont je ne peux faire l'économie si je veux que tout ceci soit ergonomique.

atelier18C'est aussi le moment de sortir les objets amoureusement accumulés depuis les deux années des travaux. Ils ne sont sans doute pas à leur place définitive, mais ça viendra.

atelier19Les objets chinés retrouvent une seconde vie, à l'instar de ces roses qui me plaisent tant. Les vraies ne tarderont pas mais celles-là dureront l'hiver...

banquette1Je vous présente mon coup de coeur du moment. Cette banquette est de facture contemporaine, le tissu est de bonne qualité mais vous vous en doutez, elle va subir une transformation radicale. Pour le moment c'est l'hôtesse des lieux qui l'a investie. Les coussins sont doux même s'ils sont avachis. Je les referais certainement, mais pour le reste, elle est en bon état. J'attaque l'étape des clous à ôter...

banquette2Piou-Piou (ne riez pas) se sent parfaitement à l'aise dans l'atelier. Il semble lui plaire. Elle en examine tous les coins, et tolère avec bonhommie les facéties des oursons. Je pense que je garderai les coussins de la banquette, rien que pour elle.

atelier15Je vous envoie un dernier rayon de soleil. De mon côté je vais guetter ma boîte aux lettres. Dans mon article précédent, je vous demandais une carte postale pour mon pêle-mêle. Tant pis si ce n'est pas politiquement correct, je réitère ma demande, on ne sait jamais...

Bonne fin de week end...

Senami

 

18 mai 2016

carnet rose ou page blanche ?

atelier1Je m'empresse de vous expliquer la raison du titre... parce que je vois déjà mes héritiers se précipiter sur leurs claviers pour me dire : Môman, ça veut dire QUOI ce titre ?

Je vous l'avais annoncé, mon atelier est en gestation... et la naissance est imminente. Le travail est bien commencé, une partie de l'atelier commence à émerger de tout le fatras de rouleaux de peinture, de papier de verre, et de pinceaux. Deux couches d'apprêt, deux couches de peinture, la laque sur les portes...

atelier3Sur une portion du mur, à côté de la porte-fenêtre, un petit coin dédié au moment du thé et de la détente. J'y ai mis un très joli papier peint, qui ressemble à un panoramique, avec foule d'oiseaux, de cages et de roses à la Redouté. J'ai quand même mis six heures à poser ces deux rouleaux de papier, tant il y avait de raccords et de découpes. Mais tout est fait au millimètre près, et rien n'est visible du patchwork initial.

Sur le plus grand mur, j'ai opté pour un rose léger, poudré, un peu passé et très doux. L'armoire (qui était dans mon salon et qui a cédé sa place à mon armoire jaune) se remplit petit à petit des tissus accumulés oh, si peu....

Il reste à penser ergonomie, et utilisation pratique de tout ce dont j'aurai besoin.

atelier2Tout est encore possible, tout reste à écrire, alors je rêve... avec cette impression d'être une petite fille dans un magasin de jouets la nuit, quand il n'y a personne, ce rêve qu'on a tous fait.

Un joli pêle-mêle attend son heure pour être accroché mais... il est vide. Et vous savez quoi ? Si j'osais, je vous demanderais de m'envoyer une jolie carte qui y prendrait place, et qui matérialiserait votre présence. Cet endroit, je l'ai rêvé, imaginé les yeux ouverts depuis... allez, deux décennies. Il est né il y a deux ans, à l'occasion d'un de mes passages de dizaine, et nous l'inaugurerons deux ans plus tard pour mon prochain anniversaire. La boucle est bouclée, et que j'ai hâte d'y travailler... J - 24....

Il n'aurait pas vu le jour sans le soutien indéfectible de Monsieur, des mes trois enfants, et sans votre présence, par vos messages tous plus touchants les uns que les autres, m'aidant à mettre un pied devant l'autre et à m'aventurer sur des terres inexplorées. Raison pour laquelle un peu de votre présence me ferait tant plaisir...

Merci. Et encore merci.

J'y retourne... Senami

 

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05 mai 2016

fauteuil canné (dernière étape)

cabriolet6Je vous avais présenté ce fauteuil canné il y a quelques temps. Nous en étions restés à l'étape du ponçage, et du nettoyage du cannage endommagé.

cabriolet5Il y a d'abord eu l'étape de la mise en teinte. Je ne peux pas vous donner de référence précise de la peinture, ce sont en fait des fonds de pots que j'ai mélangés entre eux. Je précise toutefois qu'il s'agit de peinture du même fabriquant et donc avec les mêmes composants.
Je souhaitais arriver à une teinte proche du lin. Je pense avoir réussi.
Il aura fallu trois couches (fines) pour obtenir un beau rendu, le tout étant protégé par un vernis haute résistance et incolore. D'habitude j'évite les vernis, qui vieillissent plus ou moins bien, et souvent donnent un côté lègèrement jaune au meuble. Cependant, impossible sur un fauteuil de passer outre l'étape de protection. Ce ne sont pas des meubles de décoration, mais ils sont destinés à vivre (intensément). J'ai déjà fait l'expérience de fauteuils peints protégés uniquement par la cire et force est de constater qu'au bout d'un moment, la protection s'use, se salit et ... il faut recommencer le travail.

cabriolet10Pour l'assise, la première difficulté a été de trouver de la mousse : épaisse (ici 7 mm) et grande car ce cabriolet est plus large sur le bord qu'au fond du fauteuil. Je voulais absolument effacer les arrêtes du bloc de mousse. J'ai donc coupé la mousse en suivant mon gabarit (au cutter avec une lame entièrement sortie et neuve, pas de problème) et je l'ai posée sur une planche de bois découpé, et clouée sur la structure du fauteuil.

cabriolet11Ensuite j'ai coupé la mousse en biais, de façon à ce que la partie inférieure soit plus petite que la partie supérieure. Ainsi, il ne reste qu'à rabattre le bord et le fixer solidement au support, à l'agrafeuse.En résumé : la photo de droite présent le coussin dans le bon sens, avant qu'il ne soit fixé, la photo de gauche vous présente le coussin à l'envers. Cela peut sembler facile quand on en parle comme ça, mais la mise en oeuvre est tout de même longue, et l'agrafage est une lutte au corps à corps.
Cependant, le résultat est impeccable : l'assise est doucement arrondie, et bien ferme.

cabriolet7Vient ensuite l'étape de la pose du tissu. J'ai utilisé ici le reste du tissu offert par ma soeur (re-merci !!!) et avec lequel j'avais réalisé le Fauteuil de l'Homme Idéal. Il faut bien tirer le tissu pour qu'il soit parfaitement tendu, la trame bien droite. Bon là je chipote, tout le monde s'en fout, mais pas moi...
La pose du galon est un jeu d'enfant. Le Hasard fait qu'il m'en restait assez dans un tiroir pour faire les deux fauteuils, et il a même fait que la couleur était parfaitement raccord... Que demander de plus ?

cabriolet9J'ai là une paire de charmants cabriolets, à l'assise ferme et accueillante. Dès que la machine à coudre pourra être opérationnelle, je ferai pour chaque fauteuil un petit coussin cale-dos. Si j'ai opté volontairement pour un ensemble monochrome et neutre, c'est pour pouvoir justement lui adjoindre un coussin. On peut aisément changer le coussin, sa couleur, pour assortir l'ensemble à l'environnement.

Reste que je viens de craquer aïe aïe aïe pour une banquette que je recherchais depuis longtemps. Beaucoup de travail en perspective mais pour un rendu qui je l'espère en jettera. Mais : je ne vais pas pouvoir garder à la fois le deux fauteuils (prévus initialement pour mon atelier) ET la banquette... pff... il va donc falloir me séparer des fauteuils je crois...

belleimage11Terminons avec de belles images, parfaitement raccord avec la couleur de mes cabriolets.
Cette teinte est d'ailleurs souvent présente dans les tableaux, et je me demande si elle ne correspond pas à l'appellation "puce" qu'on trouve souvent dans des romans du XVIIIème et du XIXème siècles. Nous, nous avons choisi la taupe comme emblème. Au siècle prochain, ce sera quoi ?

belleimage12Les dames ne sont pas les seules à choisir cette teinte, les messieurs ne sont pas en reste. Peut-être que cette couleur était aisée à obtenir. Ou que sa teinte permettait de ne pas laver les vêtements souvent.
Reste que si cette couleur peut sembler fade et triste, elle sert admirablement bien les couleurs plus franches qu'on lui oppose, comme ce bleu nattier sur le portrait de la dame, ou la fraîcheur du linon blanc de la manche du jeune homme...

Bon week end ensoleillé...
Senami



 

 

 

01 mai 2016

Soleil !!!

jaune18Me voilà au Nirvana des Bricoleuses du Dimanche... mon armoire est terminée (ou presque, à un ou deux détails près...). Je vous préviens tout de suite : ce message sera (très) long, mais je grillais d'impatience de partager ma joie avec vous...  Je pense particulièrement à la Belle Jardinière qui se reconnaîtra.

armoire1En piteux état, la belle armoire. Exilée au fond d'une cave, elle y a subi les affres du temps et les assauts de l'humidité.

jaune1Elle a été poncée, grattée, réparée, enduite d'une couche d'apprêt.

Puis elle a reçu la peinture proprement dite, en trois couches pour l'extérieur, avec un ponçage fin et soigneux entre chaque couche. Pour vous donner une petite idée : l'extérieur a reçu un litre et demi de peinture... Quant à l'intérieur, je l'ai voulu jaune (un litre de peinture en deux couches). Oui, je sais, cette teinte n'a pas le vent en poupe. Il suffit d'aller dans le rayon peintures d'un magasin de bricolage pour constater que le choix n'est pas étendu. Mais cette armoire transformée en buffet de salle doit être installée dans une partie peu ensoleillée, dans une pièce par ailleurs sombre. Pas question de teinte terne...jaune7
Oui, la couleur peut sembler tranchée, mais il ne faut jamais juger avant le rendu final, c'est à dire in situ et aménagée. Je voulais du soleil (en manquerions-nous ?), une teinte vibrante et gaie, qui illumine et attire l'oeil.
En revanche, une fois les couches de blanc crème posées, j'ai attrapé grattoir et papier de verre pour vieillir tout ça. C'est bien beau un lifting, mais cela ôte toute expression. Les rides et les défauts donnent du caractère et de la patine.
Les griffures artificielles, c'est comme la confiture et le pain. Tout est question de dosage, ni trop, ni trop peu. Enfin, deux couches pour commencer de cire liquide protègeront l'ensemble... Et cette odeur, ah cette odeur...

jaune8Je vous l'ai dit, beaucoup de marques du temps sur cette armoire : plus de serrure, des pièces manquantes sur les charnières, un placage fragile qui gondole sous la peinture... Qu'importe, à chaque problème sa solution. Pour la serrure, un joli bouton de porcelaine peinte a résulu la question.

jaune9Dans mes petits trésors de brocante dormaient ces ornementations en bronze doré. Très abîmées, elles aussi, il a fallu leur redonner un peu de superbe et de lustre. J'avais une petite idée derrière la tête : le noeud ira en bas de l'armoire camoufler le placage gongolé et disgracieux, l'enfant ira orner la porte. Les teintes sont parfaitement raccords avec les charnières.

jaune14Pour les étagères, il a fallu réinventer, tailler tout ça, recouvrir de molleton et d'un beau lin brut qui contraste joliment avec le blanc précieux de l'armoire.

jaune17Depuis le début de ce projet, j'avais dans l'idée d'en éclairer l'intérieur. Un petit tour chez le grand suédois, et hop, j'ai installé des rampes de lampes led. Seul hic, j'ai mal calculé l'emplacement et je n'ai pu équiper que deux étagères. Ce n'est pas grave, je vais vite rectifier tout ça, et bien sûr je vous ferai profiter de l'éclairage final. Je dois reconnaître que c'est facile à installer, et l'effet est ... bluffant. Vraiment.

jaune20Je savais très exactement ce que je voulais obtenir comme résultat et pour une fois je n'ai pas dévié. Cette illumination est aussi en projet pour mon buffet de cuisine, alors c'est sûr, maintenant que j'ai compris, je vais foncer...

jaune21Le mur de fond, cognac, répond bien au jaune tonique de l'intérieur du meuble. La couleur et la lumière mettent en valeur les faïences et les porcelaines que j'aime tant. Il a fallu faire du tri, l'ancien meuble était beaucoup plus profond et large. Il ira dans mon atelier pour recevoir du tissu, mais ça, c'est une surprise...

jaune22Le (faux) cyclamen - Merci ma Grenouille....- s'accorde parfaitement à la vaisselle.

jaune23Il me reste donc à éclairer l'intégralité des étagères, et à poser les vitres qui protègeront l'ensemble. Dès que cela sera fait, je vous donnerai des nouvelles en images, promis.

Une image en situation... j'aurais pu vous éviter ce qui se trouvre sur l'armoire et qui devrait bientôt disparaître...


Je reçois régulièrement des demandes d'informations sur les étapes à suivre pour donner une seconde vie à un meuble. Je ne suis pas professionnelle, je ne peux que partager mon expérience. Ce qui est certain, c'est qu'il ne faut surtout pas commencer par ce genre de projet. Il faut lui préférer de petits meubles.
J'ajouterais qu'il ne faut pas non plus négliger l'aspect financier : mine de rien, cela finit par chiffrer (en euros) : la peinture (45), la sous couche (12), les planches (32), la cire (15), le tissu et le molleton (40), la peinture intérieure (30)... J'ai arrondi les chiffres, et n'ai pas encore compté les vitres et l'éclairage. A cela s'ajoute naturellement le prix du meuble si vous ne l'avez pas chez vous.

Je vous l'avais dit : ce message est long. Il est tout simplement à l'aune de ma joie ce soir et dire que c'était la fête du travail !!!

Bonne soirée

Senami

 

 

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