scan12La lecture de mon précédent post a confirmé s'il en était besoin que le macaron déchaîne bien des passions... Moi je me régale à le cuisiner, le voir lever dans le four, mais ce qui me séduit chez lui, au delà du goût, c'est le jeu des couleurs et de l'esthétique.

scan11Alors je macaronne sans retenue. Les puristes me feront remarquer que le terme macaronner correspond à un geste et un moment bien particuliers dans l'élaboration du macaron. C'est vrai mais il faut bien que je trouve un vocable qui résume ce qui occupe tant mes mains en ce moment.
Si vous me suivez, vous avez deviné que je suis un brin monomaniaque, et quand je découvre un nouveau joujou, j'aime bien l'explorer autant que je le peux avant... de passer au suivant.

scan13Si le macaron est exclusif, exigeant et capricieux, il est aussi très photogénique. Il aime d'ailleurs se mettre en lumière, briller par son apparence autant que par son goût. Pour cela il doit être rond, lisse, brillant et généreux en garniture. L'expérience sensorielle qui consiste à fermer les yeux de bonheur en éprouvant le craquant délicat de la coque et le fondant de la garniture est une autre aventure, que je ne peux partager hélas qu'en photos. Reste que je me suis bien amusée dans le silence de l'atelier à assembler les couleurs et à capter l'éphémère souffle de la bougie à peine éteinte...

Du coup, des macarons, j'en distribue autour de moi. J'ai élargi la palette des couleurs, et je vous assure que je m'amuse comme une gamine à mélanger les pigments pour obtenir (ou pas !!!) la teinte exacte que je voulais... Il faut rendre le doré du caramel, le velouté du chocolat, la vitalité du citron...

scan5Je ne parlerai pas ici de la difficulté de l'épreuve de la poche à douille... Maîtriser la pression, penser au geste en même temps que les deux mains effectuent des tâches différentes... avec un seul cerveau, pas toujours simple.

scan3N'allez pas croire que tout a été facile. Je ne vous ferai pas le récit de mon désespoir de cuisine à regarder mes coques, si jolies, si rondes, se fendiller inexorablement. A désespérer, je vous assure. La victoire finale n'en est que plus belle, mais elle se laisse désirer.

scan1Je vous l'ai dit : j'aime le macaron autant pour son goût que pour son allure décidément décorative et ludique. Aussi était-il inconcevable de ne pas trouver un écrin à sa hauteur. Pas question d'acheter tout fait : ça coûte un bras (et les macarons tout le reste), et ce n'est pas du jeu ! Je savais très exactement ce que je voulais comme résultat final, restait à travailler et à chercher. Ma scanncut s'est révélée être l'alliée idéale pour réaliser des étuis à macarons, où je peux en placer entre 7 et 8. Chaque contenant se glisse dans le couvercle ajouré.

scan8Il suffit de les placer, de fermer et hop ! On obtient un étui précieux et délicat, en parfaite harmonie avec ce qu'il y a à l'intérieur, et tout à fait présentable, pour offrir ou poser sur la table.

scan2Une étiquette assortie, dans le même papier que la boîte, la liste des parfums à déguster et voilà un bel ensemble à manger des yeux, et à déguster en les fermant, les yeux...

Je suis particulièrement ravie de pouvoir faire tout de A à Z. Pour ce qui est de la scanncut, je commence tout juste à en explorer le potentiel et je suis très loin du compte. Il faut juste de la patience et du temps. Je dois aussi me faire violence car au delà de la simple utilisation, il faut accepter de manipuler l'outil informatique, et c'est loin d'être ma tasse de thé. Mais j'ai une solide motivation, un mari pédagogue et... patient. Il accepte aussi de jouer les cobayes, et est intronisé goûteur officiel. Je ne comprends toujours pas pourquoi il ne proteste pas devant cette nouvelle obligation...

Bonne semaine à toutes et à tous.
Senami